Un Français sur trois vit à découvert

D’après une étude menée par Panorabanques.com et dévoilée par le Parisien, 65% des Français connaîtrait le découvert bancaire au moins une fois par an et 28% le vivrait chaque mois.

Les agios, l’interdit bancaire… Sans surprise, les plus concernés par les difficultés financières sont les ménages aux revenus les plus faibles. Un client sur trois gagnant moins de 1 500 euros net finit le mois dans le rouge, contre 13% des plus aisés, qui gagnent plus de 3 000 euros. Les plus misogynes ne s’en étonneront pas mais les femmes sont plus nombreuses à vouloir vivre au dessus de leurs moyens puisque près d’une femme sur trois plonge dans le découvert, contre 24% des hommes. N’en déplaise à certains, la raison est avant tout économique : les femmes constituent la majorité des bas salaires. 

Et pour la majorité des banques, cette difficulté à joindre les deux bouts est un trésor : en moyenne, la commission d’intervention qu’elles prélèvent en cas de dépassement s’élève en effet à 8,50 euros. En y ajoutant les agios, voire, parfois, d’autres frais, la facture annuelle s’élève à 186€ par Français, et atteint même 304€ pour les découverts chroniques.

Protéger les publics fragiles

Le montant des deux plafonds de ces commissions, facturées pour laisser passer un chèque ou un prélèvement qui normalement serait rejeté et entraînerait une interdiction bancaire, sera fixé par décret par le ministre, après concertation avec les banques et les associations de consommateurs./ © Sylvie-Thenard - Fotolia

Le montant des deux plafonds de ces commissions, facturées pour laisser passer un chèque ou un prélèvement qui normalement serait rejeté et entraînerait une interdiction bancaire, sera fixé par décret par le ministre, après concertation avec les banques et les associations de consommateurs./ © Sylvie-Thenard – Fotolia

C’est pour limiter ces prélèvements que les parlementaires se penchent cette semaine sur une loi, votée mercredi et jeudi. Le but : instaurer un plafond pour l’ensemble de la population et un autre pour les plus défavorisés. Si cette loi est votée, les commissions d’intervention pour le grand public ne pourraient plus dépasser 8€ par opération, dans la limite de 80€ par moi. Une limite qui tombe à 4€ dans une limite de 20€ mensuels pour les plus modestes. On est loin des 8,23€ à 12€ relevés par la Banque de France. Ce plafonnement toucherait moins de 150 000 Français mais la future loi bancaire prévoit également d’autres mesures pour promouvoir ces offres et augmenter le nombre de bénéficiaires. Les banques pourraient être obligées de proposer ces formules aux publics fragiles. Les jeunes, peu consommateurs de chèques, pourrait alors se voir proposer une offre particulière pour limiter leur capacité de découvert. Même si, au final, le client reste seul décisionnaire.  

Un filet qui devrait être bien apprécié en ces temps difficiles et qui vient s’ajouter à d’autres dispositifs déjà en place. Des moyens de paiement alternatifs existent, comme les cartes de paiement à autorisation systématique. 

Publicités
Comments
One Response to “Un Français sur trois vit à découvert”
Trackbacks
Check out what others are saying...
  1. […] adultes Français déclaraient avoir renoncé à des soins médicaux au cours des 12 derniers mois pour des raisons financières, notamment pour des soins dentaires et […]



Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :