MegaUpload est mort, vive Mega !

Il n’aura fallu qu’un an pour que Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, fondateur du site de téléchargement MegaUpload, défie de nouveau le gouvernement américain. Son nouveau site de téléchargement, baptisé Mega, est actif depuis le 20 janvier, presque un an jour pour jour après la spectaculaire arrestation à Auckland en Nouvelle-Zélande de Kim Dotcom et la saisine de ses serveurs.

 

 

 

Il est toujours sous le coup d’une procédure judiciaire aux Etats-Unis mais ça ne l’a pas empêché de fêter en grandes pompes le lancement de son nouveau site de téléchargement. Kim Schmitz a dévoilé les détails de « Mega« , nouveau service de stockage en ligne, qui permet aux utilisateurs de charger des contenus jusqu’à 50 mégaoctets. Pour les plus gourmands, un abonnement mensuel est de nouveau disponible, à partir de 9,99 euros pour 500 GO et jusqu’à 29,99 euros pour 4 téraoctet.

Nouveau design, nouvelle interface mais concept identique. Les habitués de MegaUpload ne se sont pas fait prier. Près d’un million d’entre eux ont déjà visité le site et près de 500 000 internautes auraient déjà créé un compte. Mais cette fois, c’est juré « tout est légal. Nous avons examiné le moindre pixel pour nous assurer qu’il soit conçu depuis le départ pour respecter la loi .» Arrêté en janvier 2012 en Nouvelle-Zélande pour violation de droits liés à la propriété intellectuelle puis libéré, Kim « Dotcom » est encore sous le coup d’une procédure d’extradition par les Etats-Unis. L’audience a été été repoussée deux fois et est à présent fixée à août 2013.

Kim Dotcom n’a pas lésiné sur les moyens pour lancer son nouveau site de partage appelé Mega, qui succède à MegaUpLoad.

Kim Dotcom n’a pas lésiné sur les moyens pour lancer son nouveau site de partage appelé Mega, qui succède à MegaUpLoad.

Une sécurité accrue

Créé en 2005 et installé à Hong Kong, le site Megaupload, affirmait rassembler chaque jour 50 millions d’utilisateurs et représenter 4% du web. Selon une enquête du FBI, l’informaticien allemand aurait amassé près de 175 millions de dollars, soit 131 millions d’euros, grâce à MegaUpload et Megavideo, ses plates-formes de téléchargement et de streaming (visionnage en direct). Ces sites auraient également causé 500 millions de dollars de dommage aux propriétaires légaux des fichiers originels. Mais cette fois, pas question d’être accusé de trafic de biens culturels : tous les fichiers stockés et échangés sur Mega sont cryptés par une clé RSA de 2 048 bit, générée par le navigateur de l’utilisateur. Pour lire le fichier téléchargé, l’utilisateur aura donc besoin d’une clef. Parallèlement, le créateur du site ne pourra donc pas savoir ce qu’échangent les internautes, le libérant ainsi de toute responsabilité juridique. Dès lors, comment peuvent-ils assurer « respecter les droits de propriété intellectuelle d’autrui [et nous nous attendons] à ce que les utilisateurs en fassent de même » allant même jusqu’à affirmer « nous nous réservons le droit de supprimer des contenus présumés contrefaisant sans préavis. Mega sera également en droit résilier le compte d’un utilisateur s’il est considéré à plusieurs reprises comme contrefacteur » car « il est strictement interdit d’utiliser le service pour enfreindre les droits d’auteur ». Pourtant, cette méthode de chiffrement est d’ores et déjà remise en question par les spécialistes, qui la jugent trop simple, trop prévisible, pas suffisamment efficace et déjà désuète.

Kim Dotcom a également décidé de doubler le nombre de ses serveurs et de les localiser en dehors des Etats-Unis afin de maintenir le service quoi qu’il arrive.  Mais Mega ne se veut pas un site pirate, pas plus que feu MegaUpload, se cachant derrière le fait qu’il n’est qu’un prestataire de services et ne propose pas de moteur de recherches interne au site pour trouver les contenus pirates. « Si un utilisateur de YouTube poste une vidéo sans l’accord de l’ayant droit, cela ne fait pas de Google un site pirate, malgré les revenus publicitaires engendrés » expliquait le directeur technique de Megaupload. Pourtant, un site en français référence déjà les fichiers illégaux hébergés sur Mega : SearchonMega. Les internautes sont même invités à partager leurs fichiers pour enrichir l’annuaire.

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