Birmanie – « Les Rohingyas, parmi les plus persécutés du monde »

Journaliste en Birmanie, Sophie Ansel a co-écrit un livre, « Nous les innommables-un tabou birman », avec Habib, un jeune Rohingya, minorité musulmane décimée. Ce livre est l’occasion de parler des violences et du nettoyage ethnique qui règne dans l’Ouest de la Birmanie depuis des années, dans un silence occident complet.

Les violences durent depuis les années 1980, pourquoi on entend-on aussi peu parler ? Comment se manifestent-elles ?

Les violences dans l’Arakan envers les populations locales ne sont pas nouvelles. Des alertes à génocide et nettoyage ethnique dans cette région ont été lancées par vague depuis les années 70. Il est essentiel de comprendre l’histoire récentes de l’Arakan : cinquante années de dictature. On a décrit les violences comme un conflit entre deux communautés qui se haïssent.  Toutes les évidences montrent qu’il s’agit de bien plus que ça et que ces violences relèvent plutôt de l’ordre de crimes contre l’humanité. L’Arakan est un des états les plus inaccessibles de Birmanie, coupé par le reste du pays d’une épaisse chaîne de montagnes. C’est un Etat à part qui a développé sa propre identité et ses propres royaumes avant d’être rattaché à la Birmanie telle qu’elle existe aujourd’hui. Deux communautés ont cohabité pendant des siècles : les musulmans (en majorité les Rohingyas mais aussi les Kamans et quelques Arakanais musulmans) et les bouddhistes (Rakhines en majorité mais aussi des Bamars, l’ethnie majoritaire du pays).  C’est dans cet Etat que vit la majorité des musulmans qui peuplent la Birmanie (4% de musulmans dans toute la Birmanie), dirigée pendant les dernières décennies par des dictateurs qui ont fait du bouddhisme la religion d’état, justifiant notamment de grands projets de construction de dizaine de milliers de pagodes à travers le pays. Moins d’un tiers de la population de l’Arakan est Rohingya. Moins de la moitié est musulmane. Cette population Rohingya a depuis toujours été contrôlée de près par l’Etat : il leur était impossible de se déplacer d’un village à un autre, de rénover leur mosquée, d’avoir un enfant ou de se marier sans permis de la part des militaires. Lorsque le dictateur Ne Win a pris le pouvoir, les exactions à caractère xénophobe envers les Rohingyas et les musulmans se sont multipliées. Après celle notamment de 1967,  en 1978, une opération d’envergure surnommée «Roi des Dragons» visait à débarrasser le pays des envahisseurs. Des milliers de musulmans sont massacrés. Plus de 200 000 personnes ont fui vers le Bangladesh laissant derrière elles leurs terres, papiers, maisons, bétails. 1982 est une date sombre qui officialise l’apatridie des Rohingyas. Ne Win retire leur citoyenneté aux Rohingyas. Pire encore, c’est le début d’une large campagne de propagande : les Rohingyas n’existent pas et sont une invention des envahisseurs Bengalis. Près d’un million de personne deviennent de fait apatride.

Les Rohingyas souffrent d’un traitement très particulier des militaires birmans qui en ont fait un bouc émissaire et l’une des ethnies les plus persécutées au monde selon les Nations Unies. Une ethnie en voie de disparition selon Médecins sans frontières. En 1991, la présence militaire est renforcée dans la région. Près de 260 000 Rohingyas fuient vers le Bangladesh. Dans l’Arakan, les Rohingyas sont parqués dans des villages où ils n’ont pas le droit de sortir, de se marier, d’avoir la citoyenneté. Leurs terres sont confisquées pour y construire des camps militaires, des pagodes, des monastères ou des villages modèles qui sont des villages bouddhistes nouveaux visant à peupler l’Arakan de « colons » bouddhistes (militaires birmans à la retraite, anciens détenus relâchés). Ils sont utilisés comme main d’œuvre esclave pour reconstruire pour les « colons » sur leurs propres terres avant d’être renvoyés dans des villes où la population musulmane est concentrée. Les meurtres en masse et les arrestations arbitraires deviennent communs, les viols de femmes, une stratégie militaire d’humiliation. L’arrivée d’une force spéciale en Arakan, la Nasaka, ne fait qu’empirer les exactions dans les années 90. En 2001, la rumeur d’une femme bouddhiste alimente la haine, une vague de tueries a lieu à Sittwe. Elle est passé sous silence. Isolés de l’ensemble des ethnies, concentrés dans des villages prisons dont ils n’ont pas le droit de sortir dans des zones interdites à la communauté internationale et à quiconque,  peu d’information ont filtré sur leurs conditions de survie. Surexploitée, fréquemment soumise au travaux forcés, la population maintenue dans une précarité économique et sociale, est totalement sous contrôle. Les médias n’ont pas eu accès à cette zone et quelques ONG ont eu un accès très restreint. Alimenté par la propagande du régime, l’ethnie a été perçue par l’ensemble de la population birmane comme une non ethnie, des immigrants, des terroristes et une menace pour l’Etat et en a fait un tabou dont les partis d’oppositions préfèrent ne pas parler. Cet isolement et l’ignorance explique en partie le silence durant toutes ces années.

Quel a été le facteur déclenchant de ces violences ?

Photo prise dans une mosquée de Sittwe avant les violences. Avril 2012
Photo Sophie Ansel.

Une femme a été retrouvée violée et tuée le 28 mai 2012. Trois Rohingyas ont immédiatement été accusés. Malgré leur arrestation (suivie de leur condamnation à mort), le 3 juin, un bus de 10 pèlerins musulmans de passage dans un village de l’Arakan a été bloqué et les 10 hommes et une femme qui l’occupaient ont été jetés en pâture à une foule de Rakhines bouddhistes déchaînée  Les 11 personnes ont été lynchées à mort. Les violences ont escaladé dans l’un des Etats les plus pauvres de Birmanie où le climat de haine existant depuis longtemps a contribué à embraser la situation.

Sont-elles uniquement liées à des questions religieuses ?

Pendant toute la période dictatoriale, la menace de l’étranger et de l’ailleurs a souvent été brandie pour détourner l’attention de la population opprimée. Il y a eu la menace communiste au début des années 70, puis les séparatistes ethniques, les « éléments extérieurs destructifs » ou les « néocolonialistes » comme Aung San Suu Kyi et plus récemment la « menace terroriste », justifiant à chaque fois le renforcement de la présence militaire dans les zones concernées. Depuis 1982, les Rohingyas ont été officiellement déchus de tout droit à la citoyenneté dans un pays où le nationalisme est fort. Les violences sont en partie liées à la question de l’identité nationale. Beaucoup de birmans considèrent que les Rohingyas n’existent pas et qu’ils se sont inventé un nom pour bénéficier de la nationalité birmane. Pour les désigner, une majorité de birmans les qualifient communément de « Kalas », un terme peu éloquent qui désignent les étrangers de couleur en Birmanie. Pour justifier leur non citoyenneté, le consul birman de Hong Kong les a qualifié d’hommes vilains comme des ogres car ils n’avaient pas la couleur blanche qui caractérise selon lui un vrai birman. Le racisme est une raison évoquée par certains observateurs et activistes pour les droits humains, qui justifie en partie les violences. Par ailleurs, les violences d’octobre n’ont pas seulement ciblé en masse les Rohingyas mais aussi les Kamans, une autre ethnie musulmane de Birmanie vivant dans l’Arakan, reconnue comme citoyenne, contrairement aux Rohingyas.

Comment réagit le gouvernement birman ? 

Dès le mois de juin, le gouvernement a immédiatement déployé de nombreux militaires dans la région de l’Arakan, qui a toujours nourri un fort sentiment séparatiste Rakhine. L’état d’urgence a été déclaré. La zone a été fermée et les villages – majoritairement musulmans – ont brûlé en masse. Alors que les militaires ont régi le pays d’une main de fer pendant des décennies, ils ont déclaré ne pas pouvoir contenir les violences dans l’Arakan où ils jouissent pourtant d’une présence massive et où la population est parmi la plus pauvre et la plus démunie du pays.

Il ne faut pas oublier que la junte birmane a depuis 50 ans procédé à une forme de persécution écrasante et systématique envers les Rohingyas. La mortalité infantile est quatre fois supérieure à celle du reste du pays, 64% des enfants de moins de 5 ans sont mal-nourris, 80% des Rohingyas sont analphabètes. L’ouverture démocratique ne s’est absolument pas appliquée aux 800 000 Rohingyas de l’Arakan. De nombreux témoins-victimes ont déclaré avoir vu les autorités tirer sur les musulmans fuyant leurs maisons en feu. D’autres témoignages révèlent que des hélicoptères militaires ont tiré sur les bateaux de Rohingyas fuyant les violences vers le Bangladesh. Les Rohingyas ont été confinés dans des camps insalubres et tenus loin des centre-villes, notamment en dehors des Sittwe, devenue une ville sans musulman.

Ces violences ont remis les militaires sur le devant de la scène et beaucoup de birmans ont exprimé leur soutien inconditionnel au président pour sa position en ce qui concerne les Rohingyas. Cette crise a considérablement fait grimper la popularité du président. Du jamais vu, comme des moines brandissant des portraits du président affirmant leur soutien et réclamant l’expulsion immédiate des Rohingyas. Le président Thein Sein est le même homme qui, il y a 5 ans, en 2007, était premier ministre lorsque les militaires ont tiré sur les moines de la révolution safran… Le silence qui a entouré les massacres, l’euphorie mondiale devant l’ouverture démocratique d’une partie du pays, le manque de transparence, l’inaccessibilité aux ONG, aux médias et observateurs neutres et à la communauté internationale, ont en partie contribué à conforter l’escalade de la violence. Pour rassurer la communauté internationale, le gouvernement a déclaré prendre les choses en main notamment en mettant en place sa propre commission d’enquête mais celle ci tarde et les membres qui la constituent n’ont pas caché leur parti pris.

Manifestation pour les droits et la démocratie en Birmanie en 2008, organisés par la communauté Rohingyas réunis avec des Birmans. Habib en chemise bleue.
Photo Sophie Ansel.

Quelles en sont les conséquences, non seulement humaines mais aussi politique, économiques ? Dans quelle mesure peut-on chiffrer les dégâts et peut-on vraiment se fier aux premiers résultats ?

Les conséquences humaines sont dramatiques. On assiste à un nettoyage ethnique qui semble systématique. Les Rohingyas et Kamans constituent la majorité des victimes et des déplacés  bien qu’il ne faille négliger les Rakhines qui souffrent des violences et ont perdu leurs maisons. Les victimes Rakhines en revanche sont prises en charge par la communauté, les monastère et ont accès aux soins médicaux dans les hôpitaux. Les Rohingyas et Kamans quant à eux vivent dans un état de terreur et sont en otage dans des camps boueux. On ne mesure pas encore l’étendue des dégâts car trop de crédit est fait aux chiffres officiels. Les médias n’ont pas un accès libre aux zones où les déplacés musulmans sont rassemblés : des zones insalubres où femmes enfants et hommes meurent de faim et de maladie et n’ont pas accès aux soins. Tout est fait pour que les journalistes n’arrivent pas à eux. C’est là que le rôle de la presse internationale devient essentielle dans un pays qui ne fait que s’ouvrir à la démocratie sur quelques régions. Yangon et les 7 divisions de la Birmanie sont les parties visibles mais il est important de couvrir aussi ce qui se passe dans les 7 états de Birmanie où vit la majorité des ethnies. Les violences en Arakan ont atteint un tel niveau de cruauté qu’il est difficile de penser une solution. Comment les deux communautés pourront-elles cohabiter à l’avenir et quelles initiatives doivent être mise en œuvre pour permettre cette cohabitation qui semble totalement illusoire après tant d’horreurs commises ?

Économiquement, des milliers de familles sont déchirées. Elles ont tout perdu et ne peuvent se reconstruire nulle part. Elles ont perdu des frères, des sœurs, des cousins, des pères, mères, grands pères et grands mères… Leurs derniers papiers prouvant leur identité sont partis en fumée. Elles ont perdu leurs maisons, leur bétail, leurs terres brûlées qui semblent ne plus leur appartenir. Mais la question aujourd’hui reste la survie. Y aura t’il des investissements dans une zone en conflit ? Les investissements seront-ils favorisés sur des zones désertées de sa population ? A qui profitera ce nettoyage ethnique massif ? Politiquement et économiquement. Le futur apportera ses réponses aux observateurs de la région.

Politiquement, cette crise dans l’Arakan, par sa violence et les crimes contre l’humanité qu’elle a alimenté, devrait réinterroger la sincérité du processus démocratique et de la levée des sanctions justifiées par des améliorations dans un sens et tandis que des horreurs sont commises dans l’autre. Peut être une situation pire que sous la dictature d’avant 2010.

On parle de milliers de déplacés. Où vont-ils ? Comment cela se passe-t-il pour eux ?

On parle désormais d’une centaine de milliers de déplacés depuis juin. La crise humanitaire s’aggrave avec des pénuries de nourriture, d’eau et de médicaments et même de personnels humanitaires qui ont un accès très restreint voire inexistant sur certaines zones. Des milliers de villages ont disparu ; les gens ont faim dans les camps, ils en meurent. Selon certains observateurs les conditions de vie seraient comparables à celle du Congo ou du Soudan. Sans assistance humanitaire immédiate, les déplacés vont continuer de mourir en masse. Tout le monde est traumatisé et les dommages psychologiques sont immenses. Il n’y a plus d’espoir pour aucun Rohingya.

L’ONU considère les Rohingyas comme l’une des populations les plus persécutées au monde et dénombre au moins 110 morts depuis juin, selon des chiffres officiels. Quelle position adopte la communauté internationale ?

La communauté internationale a été tristement trop silencieuse lors de l’éclatement des violences. Les yeux étaient rivés sur la tournée européenne d’Aung San Suu Kyi. Pendant ce temps les évènements ont pris de l’ampleur. A la surprise de beaucoup de défenseurs des droits humains, Aung San Suu Kyi a esquivé les questions concernant ces violences. La question Rohingya est depuis longtemps un tabou. De nombreuses organisations de droits humains déplorent ce manque de position face à des abus massifs de droits humains et des violences qui pour beaucoup sont qualifiés de génocide et de nettoyage ethniques. La communauté internationale prise par l’élan d’ouverture ne semble pas avoir considéré à leur mesure les abus de droits humains commis dans l’Arakan. Du moins dans les premiers mois. Une intervention humanitaire et des Nations Unies est urgemment requise.

Comment est née l’idée d’en faire un livre ? Que raconte-t-il ?

Rohingyas

Sophie Ansel, à droite, et Habib, à gauche, dans un container servant d’habitation à la population Rohingya ayant fui la Birmanie. Ici en Malaisie
Photo Sophie Ansel.

L’idée du livre « Nous les innommables-un tabou birman »  est née début 2010, lorsqu’Habib, un jeune Rohingya dont j’ai suivi le parcours depuis 2006, m’a appelée depuis le centre de rétention de Christmas Island en Australie. Il venait de traverser les mers malaisienne, indonésienne et australienne avec d’autres Rohingyas en quête d’une terre où leurs droits humains seraient respectés. C’est alors que j’ai réalisé que les Rohingyas, peuple apatride, étaient en survie partout sur terre et rejetés par tous les pays. A cette époque rares étaient les réfugiés Rohingyas qui bénéficiaient de réinstallation en pays démocratique. J’avais appris à connaître les exactions commises envers leur ethnie depuis 2007- 2008 et m’étais rendue plusieurs fois dans l’Arakan où j’avais pu constaté l’état misérable de cette ethnie : un peuple en dérive, perdant leur culture, leur vie, leurs familles dans des conditions de survie abjectes, sans cesse en cavale, la faim au ventre, rejetés par les autres ethnies la plupart du temps, surtout par les Rakhines et les Bamars. J’ai vu Habib se battre pendant des années pour un retour à la démocratie dans son pays, la libération de Aung San Suu Kyi et des prisonniers politiques. Il a participé à la pression constante faite pour que la Birmanie devienne un jour une démocratie, rétablissant les injustices du passé, notamment cette loi qui leur avait enlevé la citoyenneté. Aung San Suu Kyi était aussi l’espoir car elle représentait les droits humains et la paix, le combat pour la tolérance et une démocratie dans un pays multi-ethnique.

C’est ce que j’ai décidé de raconter : l’histoire d’Habib, qui a grandi à l’Ouest de Birmanie, s’est retrouvé coincé durant son adolescence dans l’Arakan où il a réalisé qu’il n’y avait aucun futur pour lui. Il est donc parti clandestinement, sacrifiant sa vie de famille dans l’espoir de poursuivre des études qu’il lui était impossible de poursuivre dans l’état d’Arakan, car il était Rohingya. Une fois parvenu hors de l’Arakan, il s’engage pour le développement de son pays au sein d’un groupe d’étudiants contestataire, il est rapidement arrêté, torturé et parvient à fuir les prisons locales avant d’être emmené dans les prisons militaires. Une fois hors de Birmanie, l’exil qui l’attend est loin de lui laisser de répit. Il survit, il fuit, il passe entre les mains d’autorités corrompues, de trafiquants d’êtres humains, d’esclavagistes. Et puis un jour, à force de risquer et oser dénoncer les abus dont sont victimes les Rohingyas et de parler dans les médias, il doit fuir au péril de sa vie en embarquant sur un bateau vers l’Australie. Le cauchemar est loin d’être terminé dans un centre de rétention où il attend pendant des années sa liberté, se cognant la tête aux murs de la démocratie. Les évènements récents auxquels il assiste, impuissant, sont l’ultime torture. Malgré tout, il continue de faire entendre la voix des siens en lui faisant écho.

Quel impact souhaiteriez-vous qu’il ait sur les consciences ?

A travers sa vie, c’est la vie de beaucoup d’autres Rohingyas qui est évoquée.  J’espère que le livre est une réflexion apportée autour de l’apatridie, des conditions de vie des Rohingyas et de leur histoire abîmée par la propagande. Une réflexion sur le racisme et les idées reçues, sur la solidarité, le courage et les vraies valeurs de notre monde moderne, sur les mondes parallèles dans lesquelles nous vivons et une invitation à regarder autrement le monde dans lequel nous vivons et les gens qui nous entoure. J’espère aussi que le livre va donner une autre perspective aux évènements qui se déroule actuellement.

Malgré les fortes oppressions, la vie d’Habib est la vie d’un homme conscient de ses droits humains et qui fait preuve à la fois de beaucoup de courage et de beaucoup de dignité.

« Nous les innommables-un tabou birman », éditions Steinkis, 19,90 euros.

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