Retraite : Silence et prière au programme

La retraite prêchée par le père Michon, « Bienvenue au Cénacle », a commencé le jeudi de l’Ascension pour se terminer le dimanche de la Pentecôte. Dix jours de prières que vivent différemment les retraitants et les membres du Foyer.

 

La messe de 7h30, prêchée par le Père Michon, a rassemblé les membres du Foyer mais aussi les retraitants.

Anticonformiste. C’est ainsi que l’on peut qualifier la retraite « Bienvenue au Cénacle » qui s’est tenue du jeudi de l’Ascension jusqu’au dimanche de Pentecôte. Dix jours un peu exceptionnels durant lesquels les retraitants, tenus au silence, ont suivi des enseignements prêchés par un père de la maison, entre les temps de prière. Alors qu’une retraite traditionnelle ne dure qu’une semaine, le père Michon a tenu à allonger celle-ci : « elle n’existait pas alors j’ai créé cette retraite de dix jours, comme les Apôtres ont attendu dix jours entre l’Ascension et la Pentecôte ». Plus longue, l’originalité de cette retraite tient aussi des différents lieux de prière (école de filles, de garçon, cimetière, etc.), quand une retraite normale ne se déroule qu’au Foyer. Du reste, les enseignements ont la même vocation : améliorer les connaissances bibliques et renforcer la foi.

Mixité culturelle

Et l’objectif est le même pour tous, qu’ils soient membre de Foyer, diacre, prêtre, conseiller commercial, fonctionnaire ou agent de la RATP, Drômois ou argentins. La diversité est réelle et les conversations vont bon train le soir de leur arrivée. Certains sont des habitués ; pour d’autres, c’est la découverte. Et tout est prêt quand les premiers se présentent à l’accueil. Un membre du Foyer leur fournit la carte à puce qui leur donne accès à leur chambre et les y accompagnent. A 18 h 30, retraitants et membres du Foyer se mêlent pour la messe à la chapelle. Les temps de prière sont les seuls qu’ils aient en commun. Les repas se prennent séparément car, le premier soir passé, les retraitants doivent se taire. « C’est important pour faire le point » confirme Barbara Ange, une retraitante.

La raison d’être des Foyers

Les retraitants, qui n'ont pas le droit de discuter, mangent dans une salle qui leur est réservée.

Du côté des membres du Foyer, accueillir une cinquantaine de personnes en un soir ne perturbe personne. « Nous sommes là pour ça » entend-on régulièrement. D’ailleurs, beaucoup s’investissent plus pour la fête missionnaire trois jours plus tard que pour les retraitants. « On n’est pas tous concernés. Certains sont chargés de s’en occuper, pour les autres, la vie reste la même » justifie-t-on. Certains comme Paul, l’organiste qui fait chanter les retraitants avant leurs quatre conférences quotidiennes. Un mini synthétiseur en main, il guide de sa voix calleuse les retraitants, quitte à les faire recommencer si quelqu’un déraille. Un exercice auquel chacun se prête volontiers. Et pendant que les retraitants écoutent le Père Michon décrypter le premier chapitre des Actes des Apôtres tel un professeur de français, Manuela prépare la salle à manger des retraitants. Si les membres du Foyer effectuent le même travail dans des lieux différents, pour les prêtres, les dix jours s’annoncent fatigants. « Le père Michon prêche quatre fois par jour et reçoit les retraitants individuellement. Mais avec le père Van Hooren nous faisons aussi cet accompagnement en plus de nos activités. Les journées sont éprouvantes » confie le père Emmanuel François. Car il est hors de question de laisser les retraitants se débrouiller seuls. Dès 7 heures le lendemain matin retentit une musique de Mozart en guise de réveil collectif. Et il en va ainsi avant chaque conférence et avant chaque temps de prière. Mais le père Michon, même s’il incite les retraitants à allonger ces temps de prière, encourage également les ballades à l’extérieur – malgré la pluie – et le repos, dans les chambres ou les modernes espaces détente installés dans les étages. •

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